Des ateliers de découverte du travail du bois

Durant l’été, la FRCPM accueille, dans son chantier naval, des jeunes Calaisiennes et Calaisiens âgés de 11 à 18 ans pour une initiation au travail du bois et une découverte du monde maritime.

 Du 19 au 29 juillet, les charpentiers du chantier naval de la FRCPM accueilleront près d’une centaine de jeunes pour des ateliers d’initiation au travail du bois. Ils découvriront les différentes essences de bois, mettront en pratique leurs connaissances en mathématique et en géométrie, se familiariseront et utiliseront les outils de traçage, de découpe et d’assemblage du bois. A l’issue de ces ateliers, les jeunes participants auront réalisé des petits objets en bois sur le thème de la mer : caisses à outils, étagères en forme de barque... qu’ils pourront emporter chez eux.

Ces ateliers, qui se déroulent sur deux demi-journées, permettent de se familiariser au travail manuel, de faire l’apprentissage des activités en équipe, de découvrir les métiers du bois. Ils sont également une occasion de sensibiliser au patrimoine maritime, avec notamment une visite du chantier naval et des bateaux en cours de restauration.

Atelier En avant toute - FRCPM Atelier En avant toute - FRCPM Atelier En avant toute - FRCPM

 

Des visites de navires et de nouveaux ateliers

A l’occasion d’Escale à Calais, du 10 au 12 septembre prochain, la FRCPM réunira les jeunes qui auront participé aux ateliers sur le site de la fête maritime. Ils visiteront quelques-uns des grands voiliers et répliques historiques présents.

A l’occasion des vacances de la Toussaint, fin octobre 2021, la FRCPM proposera une nouvelle série d’ateliers d’initiation, toujours à destination des jeunes Calaisiens.

Cette action est réalisée en partenariat avec le Service Jeunesse de la Ville de Calais, avec le soutien de l'Etat et de la Ville de Calais, dans le cadre du Contrat de Ville.

Un chantier naval pour le patrimoine et la transmission

Créé en 2008 sur le site d'un ancien chantier naval calaisien, le Centre Technique du Patrimoine Maritime de la Côte d'Opale est un outil au service des bateaux traditionnels et des fêtes maritimes du littoral régional.

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Après plusieurs années de recherche, la FRCPM a pu obtenir, à la fin de l'année 2007, la mise à disposition d'un site adapté à la réparation et à la construction navale ainsi qu'au stockage de son matériel d'animation et d'exposition. La Région, en charge des ports de Calais et Boulogne-sur-Mer, lui a attribué cet ancien chantier naval calaisien pour lui permettre d'y implanter son Centre Technique du Patrimoine Maritime de la Côte d'Opale.

Un outil en faveur du patrimoine

L'ambition de ce chantier naval bois est de préserver les savoir-faire traditionnels, de les transmettre et de renforcer la flottille régionale du patrimoine. Le chantier est animé par un charpentier de marine, épaulé par quelques bénévoles. Il a notamment accueilli un chantier d'insertion de 12 mois, et continue de recevoir des groupes de jeunes ainsi que des stagiaires en formation professionnelle.

Depuis près de 10 ans, une douzaine de bateaux ont été réparés ou remis en état, quelques opérations de sauvetage ont été organisées, des interventions extérieures réalisées et des petites unités construites. Le chantier naval accueille également les adhérents de la FRCPM qui souhaitent intervenir sur leur bateau.

Une partie de l’activité du chantier est également dédiée à la logistique des fêtes maritimes. Un parc de matériel y est réalisé, entretenu et stocké.

En 2019, le chantier naval a accueilli le projet En avant toute ! A la découverte des bateaux et du travail du bois qui initie de jeunes Calaisiens au travail du bois à travers des ateliers.

Tout au long de l’année, l'équipe du chantier travaille à la restauration du dundee Lorette, l’un des plus anciens bateaux traditionnels de la région. Le chantier accueille également l'association Etoile de Mer pour la restauration au long cours du dundee du même nom.

Le chantier naval accueille également des navires du patrimoine en attente de restauration.

 

Le chantier naval de la FRCPM bénéficie du soutien de

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Le chantier de restauration du dundee Etoile de mer

Le dundee Etoile de mer a longtemps navigué entre les îles d'Oléron, Ré et la côte charentaise. Ce bateau, construit en 1941, était utilisé pour la pêche et l'ostréiculture. Devenu voilier de plaisance, propriété d'une association de copropriétaires, Etoile de Mer, désormais basé à Gravelines, a participé, aux côtés de la FRCPM, à plusieurs fêtes maritimes.

Mais le vieux dundee réclame des soins sérieux et en octobre 2012, il entre au chantier naval de la FRCPM pour d'importants travaux. Ils sont toujours en cours, réalisés par ses copropriétaires avec l'expertise et l'aide technique des charpentiers du chantier.

Aménagements démontés, coque décapée, changement de la préceinte, ceinture extérieure longitudinale de la coque servant de liaison entre les membrures, remplacement des bordées de coque, des bordées de pont, du pavois, du roof. La remise à l’eau du dundee est désormais envisagée pour 2021.

Entrée Etoile de Mer au chantier naval Etoile de Mer - photo F BERTOUT Etoile de Mer - Journées du patrimoine 2020 - photo AT
     

Travaux terminés pour la seconde goélette

Goélette en cours de restauration - FRCPM Pont avant restauration goélette
Coque goélette rénovée Pont rénové goélette - FRCPM

La seconde goélette de type Loup de mer vient de quitter le chantier naval après d’importants travaux de rénovation.

Au dernier trimestre 2019, le chantier naval accueillait deux petites goélettes en polyester de 6,50 mètres en provenance de la base de voile des Prés du Hem. L’une est utilisée à la voile et l’autre avec un moteur électrique et occasionnellement à l’aviron. Après une refonte complète, celle-ci avait retrouvé le plan d’eau armentiérois au début de l’été.

La seconde goélette a également fait l’objet d’importants travaux. Contrairement à la première, le carénage de la coque n’a pas révélé de problème particulier. Mais, après démontage, l’état du bateau a nécessité le remplacement de nombreux éléments : 5 varangues de fond, l’ensemble des planchers, les 2 bancs transversaux, la dérive, les ferrures de safran… Des élongis ont également été réalisés et installés pour renforcer la structure longitudinale du bateau et les mâts revernis. La goélette a également été équipée d’une pompe de cale et d’un taud antisalissure.

Un an après leur entrée au chantier naval, les travaux de rénovations des deux goélettes, qui ont été perturbés par le premier confinement, sont terminés et la seconde a retrouvé la base de voile avant la fin de l’année.

Deux chercheurs au chantier naval

Le chantier naval de la FRCPM a accueilli début octobre deux chercheurs de l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne qui réalisent un inventaire des pratiques traditionnelles de la charpenterie de marine en France à partir de l’étude de chantiers navals.

En France, la construction navale vernaculaire est peu connue d’un point de vue patrimonial. Il s’agit pourtant d’un domaine marqué par des savoir-faire et des savoirs (dessin, géométrie) anciens, originaux, et de haute technicité. Manuel Montanez du Laboratoire d'histoire des techniques et Anne-Sophie Rieth de l’Université de Paris 1 mènent des enquêtes anthropologiques destinées à établir, pour le Ministère de la Culture, des fiches d'inventaire du patrimoine culturel immatériel de France sur ce thème.

L'objectif est de décrire et d’analyser les pratiques et les savoirs de la charpenterie de marine dans plusieurs régions françaises à travers six chantiers porteurs de tradition. La Bretagne est représentée par les chantiers du Guip (Brest) et Tanguy (Douarnenez), la Normandie avec les chantiers navals de Normandie (Fécamp) et le chantier Bernard (Saint Vaast-la-Hougue) et notre région avec le chantier de construction navale traditionnelle d’Etaples et le chantier naval de la FRCPM à Calais.

Pour chaque site, il s’agit d’étudier le chantier, lieu de travail, témoignage de l’activité humaine, espace de formation dans lequel les savoir-faire sont acquis et transmis. Manuel Montanez rencontre les acteurs, analyse les activités de chaque chantier, étudie les spécificités des techniques et les formes des bateaux de chaque région. Anne-Sophie Rieth réalise en vidéo des entretiens des différents acteurs, filme leurs activités et leurs interventions dans les chantiers en cours.

Ce travail aboutira à la réalisation de trois fiches d'inventaire du patrimoine culturel immatériel de France, une par grande région. Ces fiches sont rares, pour l’instant il n’en existe que deux consacrée à la charpente navale. Il devrait également permettre la réalisation d’un inventaire pour chacun des sites concernés et aboutir à une reconnaissance publique au niveau national.

Article La Voix du Nord 11 octobre 2020
Article La Voix du Nord 11 octobre 2020